La douleur

Mise à jour le 25/02/11
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La douleur accompagne la vie des patients atteints de mucoviscidose.
Sensation propre à chaque individu, aux mécanismes variables et aux effets multiples, elle est rarement exprimée et souvent méconnue.
Pourtant, la douleur n’est pas une fatalité : sa prise en charge doit être étudiée avec soin.
Mucoviscidose : les causes de la douleur
 
Les douleurs sont fréquentes dans la mucoviscidose, qu’elles soient transitoires ou durables. Elles peuvent être liées aux symptômes de la maladie (mal au ventre, mal en respirant ou en toussant…), aux soins (prises de sang, aspirations nasales, fibroscopies…), ou encore liées à des aspects plus psychologiques (souffrance morale).
 
Parmi les douleurs physiques les plus fréquentes chez les patients, on peut citer :
  • les douleurs abdominales
  • les maux de tête
  • les douleurs thoraciques
  • les douleurs dorsolombaires
  • les douleurs articulaires.
Evaluer la douleur
 
La douleur ne pouvant être mesurée par des analyses, il est essentiel de l’exprimer et de l’évaluer en décrivant :
  • la partie du corps touchée
  • le type de douleur (aigüe, sourde, brûlure, tiraillement, torsion, etc.)
  • l’intensité : une échelle de douleur peut être utilisée, adaptée à chaque âge (échelle visuelle analogique ou note entre 0 et 10 pour les adultes, échelle des visages pour les enfants)
  • le contexte (environnement social, état psychologique)
Traiter la douleur
 
Pour chaque douleur, il existe un traitement adapté. En premier lieu on cherche bien sûr à traiter la cause, et en complément la douleur peut être soulagée par des médicaments antalgiques de puissance croissante :
Niveau 1 (douleurs légères à modérées) : paracétamol, aspirine, anti-inflammatoires
Niveau 2 (douleurs modérées à sévères) : codéine, tramadol, nalbuphine
Niveau 3 (douleurs intenses, aigües ou chroniques) : morphine.
 
A chaque niveau le soignant peut également prescrire des médicaments en complément : antispasmodique, relaxants musculaires…
 
Prévenir la douleur liée aux soins
Avant un soin potentiellement douloureux, il est essentiel que le soignant explique son déroulement, les moyens antalgiques utilisés, les critères d’arrêt. Cela permet de diminuer ou prévenir les sensations de surprise, de peur, d’isolement, de tristesse… qui tendent à accentuer la douleur.
 
Pour certains soins, il existe des solutions médicamenteuses :
  • la crème anesthésiante pour les prises de sang et certaines piqûres
  • l’anesthésie générale pour certains actes (fibroscopie, gastrostomie, biopsie testiculaire…)
  • le MEOPA, mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote inhalé qui permet d’avoir moins mal et moins peur.
 
Au-delà des médicaments, la relaxation, les massages, les séances d’ostéopathie, d’hypnose, de training autogène, de sophrologie peuvent compléter l’éventail des traitements utiles au quotidien.
 
 
Dans tous les cas, la présence des parents ou du conjoint apporte un soutien appréciable.
 
 
Vaincre la Mucoviscidose - 181, rue de Tolbiac - 75013 Paris - Tél : 01 40 78 91 91 -